Nos propositions

Pour satisfaire la demande de prise en charge, le SNH propose d’opter pour une approche basée sur la santé plutôt que sur le soin, de prendre en compte le ressenti de l’individu au-delà du seul fonctionnement de ses organes, et de tenir compte des résultats obtenus pour bâtir une politique publique efficace et viable dans la durée.

1 – OBTENIR LA CRÉATION D’UNE CERTIFICATION PROFESSIONNELLE EN HYPNOTHÉRAPIE

Dans le cadre de sa démarche d’amélioration continue de la qualité, le Syndicat National des Hypnothérapeutes est déterminé à obtenir l’inscription au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) d’une certification professionnelle en hypnothérapie. Il en va de l’intérêt des personnes qui se forment à l’hypnothérapie, des consommateurs qui les consultent, ainsi que des médecins et des hôpitaux qui recourent aux services d’hypnothérapeutes.

La reconnaissance par l’Etat d’un socle de connaissances et de compétences, spécifiques à la profession, vise, en outre, à favoriser la lutte contre les pseudo- formations en hypnothérapie qui se multiplient, en portant gravement atteinte au public et à l’image de la profession.

Enfin, dans le droit fil de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, cette démarche est destinée à clarifier le cadre d’exercice de la profession pour libérer pleinement son potentiel.

2 – PRÉFÉRER LA SANTÉ AU SOIN EN AIDANT L‘INDIVIDU À MIEUX RECOURIR À SES PROPRES RESSOURCES

Dans le domaine de la santé, le SNH propose de prendre en compte le ressenti de l’individu au-delà du seul fonctionnement de ses organes.

Aujourd’hui, pour améliorer la performance des systèmes de santé, Bercy
et la Commission européenne privilégient une approche économique sectorielle qui ignore l’impact du mieux-être sur la santé et celui des facteurs environnementaux sur l’explosion des maladies chroniques (1).

La recherche de gains d’efficacité conduit à limiter l’offre de soin avec pour conséquences l’augmentation des déserts médicaux, la réapparition de maladies que l’on croyait éradiquées et la montée en puissance d’un sentiment d’abandon aux conséquences psychologiques, physiologiques et politiques majeures.

Faire de la prévention (2) l’alpha et l’oméga de la santé est une priorité, comme le reconnaît le ministère des Solidarités et de la Santé. Cette stratégie nécessite toutefois de placer la personne au cœur du dispositif en l’aidant à recourir à ses ressources personnelles et à les développer.

Sans conteste, l’action de l’hypnothérapeute peut améliorer la qualité de la prise en charge, limiter le recours aux médicaments et réduire le nombre de jours d’arrêts maladie (3). Cette solution nécessite toutefois la reconnaissance de la profession, ainsi que le déploiement d’une recherche clinique adaptée.

3 – MISER SUR LA RECHERCHE POUR DÉFINIR UNE POLITIQUE PUBLIQUE EFFICIENTE

Un rapport de l’INSERM de 2015 indique qu’il existe aujourd’hui suffisamment d’éléments pour pouvoir affirmer que l’hypnose a un intérêt thérapeutique potentiel dans certaines de ses indications.

Reste à poursuivre la recherche clinique en l’adaptant à son champ d’observation.

En effet, parmi les observateurs avisés, Bruno Falissard, psychiatre, enseignant chercheur et directeur du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations à l’INSERM, souligne que l’essai clinique « randomisé » ne permet pas d’évaluer les pratiques non- médicamenteuses et que la recherche clinique doit se pencher sur le rapport bénéfice / risque des thérapies, en objectivant ce qui peut l’être comme la diminution de consommation de médicaments, déjà prouvée.

Pour aller plus loin au profit d’une offre thérapeutique qui ne pèse
pas sur les comptes de l’Assurance Maladie,
il est donc nécessaire d’adopter une méthodologie ad hoc et de procéder in situ, c’est à dire non seulement à l’hôpital mais aussi dans les cabinets privés (6).

Comme le propose France Stratégie, il est de l’intérêt de notre pays de s’inspirer de la démarche des What Works Centres britanniques pour établir des politiques publiques basées sur ce qui marche « vraiment ».

Le Syndicat National des Hypnothérapeutes entend être partie prenante de ces réflexions à mener dans l’intérêt de la société.

+ Découvrez notre positionnement 

(1). En 2016, l’Assurance Maladie a recensé 1,4 million de nouveaux cas d’affection de longue durée portant à plus de 10 millions le nombre de malades chroniques. Maladies cardiovasculaires, cancers, maladies respiratoires, obésité, diabète, maladies neurologiques et troubles de la reproduction explosent littéralement.
(2). En France, la prévention représente 2 % des dépenses de santé, contre 2,5 % en moyenne pour l’UE. Cf. « Joint Report on Health Care and Long-Term Care Systems & Fiscal Sustainability », octobre 2016.
(3) Pour contribuer au développement de la recherche clinique en cabinet, les fondateurs du SNH ont créé en 2014 l’Institut de Recherche et de développement en Hypnose Clinique (IRHC).