L’hypnose et l’académie de médecine

 

L’hypnose est une technique très ancienne3, reconnue dans les société occidentales depuis au moins 200 ans. Elle est utilisée par les hypnothérapeutes, professionnels de la relation d’aide, qui pratiquent l’hypnothérapie.

L’hypnothérapeute n’utilise aucun instrument ou matériel et n’entre pas en contact physique avec la personne. Il ne prétend pas guérir mais procurer un mieux-être. Son objectif est d’aider la personne à identifier l’origine de son mal-être. Pour y parvenir, il l’incite à se concentrer sur son ressenti en faisant appel à ses cinq sens. En utilisant des métaphores, il l’aide à établir une corrélation entre son état et un fait générateur précis. Cette prise de conscience soulage de facto.

Parce que l’hypnothérapie induit des modifications du fonctionnement cérébral, l’exercice de l’activité exige une pratique qualitative, éthique et responsable. Pour y veiller, le SNH a conçu un code de déontologie et une charte éthique qui appellent ses adhérents à agir en conscience, en relation si besoin avec le médecin traitant. L’adhésion au SNH est conditionnée au strict respect de ces engagements qui constituent le socle de la profession.

Dans un rapport du 5 mai 2013, l’Académie Nationale de Médecine a reconnu l’acupuncture, l’hypnose, l’ostéopathie et le tai-chi comme les 4 thérapies complémentaires ayant leur place parmi les ressources de soins.

Comment ça fonctionne ?

L’état d’hypnose intervient naturellement plusieurs fois par jour. Il permet d’apprendre/ réapprendre et de récupérer. Le rôle de l’hypnothérapeute consiste à induire un état de conscience hypnotique qui rend indifférent au monde extérieur afin d’insensibiliser une zone douloureuse ou de résoudre une difficulté d’ordre psychologique. 

Observée grâce à l’imagerie cérébrale, la désactivation des zones du cerveau impliquées dans les processus conscients (précuneus et cortex cingulaire postérieur), suggère que la personne sous hypnose vit un état de conscience modifiée.